PURGATOIRE DES INNOCENTS - Karine Giebel

Publié le par Auryn

Je m'appelle Raphaël, j'ai passé quatorze ans de ma vie derrière les barreaux.
Avec mon frère, William, et deux autres complices, nous venons de dérober trente millions d'euros de bijoux.
Ç'aurait dû être le coup du siècle, ce fut un bain de sang.
Deux morts et un blessé grave.
Le blessé, c'est mon frère. Alors, je dois chercher une planque sûre ou Will pourra reprendre des forces.

Je m'appelle Sandra.
Je suis morte, il y a longtemps, dans une chambre sordide.
Ou plutôt, quelque chose est né ce jour-là...


Je croyais avoir trouvé le refuge idéal.
Je viens de mettre les pieds en enfer.

Quelque chose qui marche et qui parle à ma place.
Et son sourire est le plus abominable qui soit...

 

Avec Purgatoire des innocents, Karine Giebel nous offre encore un roman d'une intensité rare.
 
Tout commence "simplement" (pour un polar) par un braquage qui tourne mal puis une cavale qui se termine par une séquestration.
Dans la première partie de ce huis-clos, on apprend pas mal de choses sur la vie des braqueurs (leur enfance et comment ils en sont arrivés là). Leur parcour se révèlent assez classique.
En parallèle l'auteur nous présente également la séquestrée. Mais là par contre, cette dernière présente beaucoup de zone d'ombre. On cerne bien quelques petites choses mais on sent qu'il manque encore pas mal de pièces de puzzle.
Arrive ensuite "l'invité surprise" et là le récit prend une toute autre tournure. L'atmosphère va s'alourdir, l'horreur et la violence vont monter crescendo jusqu'au dénouement final.
 
La lecture de ce polar m'a beaucoup rappellé "Meurtres pour rédemption". J'ai retrouvé les mêmes émotions (la peur , le dégoût, la déception...) ainsi que la même intensité dans le récit.
Par contre, du moins en ce qui me concerne, mon affection et ma haine envers les personnages ont rapidement évolué.
Dans "Meurtres pour rédemption", mon empathie pour Marianne est restée la même du dévut à la fin, alors que là, le(s) personnage(s) que l'on aime au départ vont être haïs à la fin et inversement. Là aussi l'auteur joue beaucoup sur nos émotions.
 
Encore un très bon Karine Giebel, dans la lignée de son "Meurtres pour rédemption".
 
 

Publié dans Polars et Thrillers

Commenter cet article